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Drones dans la guerre des mers: "de grands progrès" à faire, selon le commissaire du salon Euronaval
information fournie par AFP 05/11/2026 à 15:20

Maquette du navire de guerre SCX 26 et modèle du véhicule autonome Seagent XL exposés sous la bannière « Espace de combat naval hybride » au salon d’armement naval Euronaval 2026, à Villepinte, près de Paris, le 3 novembre 2026 ( AFP / LUDOVIC MARIN )

Maquette du navire de guerre SCX 26 et modèle du véhicule autonome Seagent XL exposés sous la bannière « Espace de combat naval hybride » au salon d’armement naval Euronaval 2026, à Villepinte, près de Paris, le 3 novembre 2026 ( AFP / LUDOVIC MARIN )

Les drones, omniprésents au salon de défense Euronaval, illustrent l'adaptation des marines aux conflits modernes, mais les industriels ont encore "de grands progrès à faire" pour accélérer l'intégration des systèmes autonomes aux flottes "hybrides", a estimé dans un entretien à l'AFP le contre-amiral Guillaume Merveilleux du Vignaux, commissaire du salon qui se tient cette semaine à Villepinte, au nord de Paris.

Les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient ont révélé la vulnérabilité des marines face aux menaces asymétriques : en mer Noire, les drones ukrainiens ont détruit une partie de la flotte russe et contraint le reste à se replier, tandis que les marines occidentales ont dû engager des missiles coûtant parfois plusieurs millions d’euros pour abattre les drones bon marché des Houthis.

QUESTION: Pourquoi les marines doivent repenser leur flotte?

REPONSE: On est en confluence de deux phénomènes. L'un est géopolitique avec le débordement des crises et des conflits en mer. Il n'y a pas de frontière à franchir pour aller imposer sa volonté à l'autre.

Les répercussions de ces conflits touchent nos concitoyens au quotidien, on le voit au prix du pétrole qu'ils mettent dans leur voiture...

L'autre c'est le foisonnement technologique. L'intelligence artificielle, la robotisation se développent à une vitesse phénoménale.

L'autonomisation permet de créer la saturation (avec des drones) plus petits et moins chers.

Les drones peuvent aussi disperser beaucoup de capteurs partout, donc multiplier les yeux (des marines).

Jusqu'à récemment, pour aller voir au-delà de l'horizon radar du bateau, il fallait envoyer un autre radar (embarqué sur) un hélicoptère ou un avion, à partir de ce navire-là. Aujourd'hui, on peut envoyer en éclaireur un petit drone.

Q: Quelles sont les leçons des conflits en Ukraine et au Moyen-Orient?

R: Elles sont très nombreuses, mais il faut les prendre avec des pincettes.

La mer Noire est une mer fermée et pas immense. Les capacités à déployer ces petits systèmes autonomes sur ces mers-là sont plus propices que sur des grandes étendues océaniques avec des météos et des états de mer qui sont plus exigeants.

C'est aussi le cas pour le détroit Ormuz où un Etat, une nation ou même un acteur - les Houthis - sont dotés de drones assez simples, qu'ils ont développés rapidement peuvent faire peser la menace très importante sur le trafic commercial et contraindre des marines avancées à s'adapter à cette menace-là.

La marine russe a été obligée de reculer en mer Noire.

Les marines occidentales ont dépensé des quantités de munitions importantes pour protéger les navires.

Q: Un exposant ukrainien interrogé par l'AFP se dit "extrêmement déçu" par ce qu'il voit à l'Euronaval: soit des systèmes extrêmement chers soit déconnectés du terrain, selon lui. Que répondez-vous?

R: Il est très bien placé pour exprimer ce genre de critiques vu de l'Ukraine. Le contexte opérationnel de l'Ukraine n'est pas celui qu'on rencontrera partout.

Concernant l'agilité, la rapidité à évoluer, on a de grands progrès à faire pour raccourcir la boucle entre l'innovation, le test, la réalisation, le retour d'expérience, la correction et la validation.

On est un pays en paix et certaines normes sont utiles, mais (...) elles seraient sans doute des freins qu'il faudrait faire tomber rapidement en cas de véritable conflit.

Q: Quelle est la nouveauté dans le domaine des drones de ce salon?

R: C'est la nécessité d'intégrer des drones dans le système de commandement et de contrôle et physiquement, à bord des bâtiments. Tout le monde n'est pas l'Ukraine, ou l'Iran. Si on veut agir très au large, il faut pouvoir les déployer depuis le large, donc les intégrer dans des navires de guerre plus gros, qui vont les emporter.

Q: Quels moyens peuvent être déployés face à la flotte russe?

R: Si la flotte russe de surface a souffert, la flotte sous-marine a toujours été un domaine d'excellence et ils continuent de faire des gros efforts d'investissements. C'est une menace importante, en particulier pour la France.

En moyens de détection, la France est sans doute la meilleure au monde, avec des champions comme Thales qui développe des sonars d'immense qualité qui s'arrachent par les marines occidentales. Les Américains en ont acheté, les Anglais, les grandes marines occidentales en ont.

Les drones peuvent déployer des capteurs en plus pour compléter ceux des sous-marins et des frégates.

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1 commentaire

  • 15:41

    Le Hohol a osé dire qu'EXAIL était de la dobe alors que ces plouks nous font croire qu'ils ont un minimum de technologie

    Intox niveau LCU


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